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Ça vient de tomber

a répondu à une question • 5 déc. 2013

1 
préparateur mental
La peur de gagner... Personnellement je dirais plutôt la peur tout court. De gagner ou pas, le résultat est le même, on joue moins bien. La peur correspond, en général, a beaucoup d'énergie dont on ne sait pas trop quoi faire. Du coup, on en fait ce qu'on en peut, avec les moyens du bord et dans l'urgence du match et surtout au moment des points importants.

Avoir peur est normal, ne pas avoir peur serait embêtant contrairement à beaucoup d'idées reçues. La peur comme le stress donne accès à une énergie intéressante. Mais à condition d'être canalisée. Canalisée, c'est un carburant et une source de motivation, non canalisée ça part dans tous les sens.

Pour parler concret, une origine de la peur vient du fait de ne pas maîtriser suffisamment ce qu'on fait, dans un second temps vient l'agitation mentale (quand ça part en vrille) et là ça devient très difficile de se concentrer. Mais, je dis bien : dans un second temps. C'est avant ça qu'il faut s'en occuper ! Comment ?

Le grand classique en matière de mental : le présent ! Revenir au langage le plus simple : la sensation. Et porter votre attention là-dessus. Schéma tactique ? pourquoi pas, à condition de porter ses pensées sur les sensations qu'on doit avoir en jouant de telle ou telle façon. (les sensations sont différentes si on attaque ou si on défend par exemple). Surtout pas de "je vais mettre la balle à tel endroit". Un bon schéma doit déjà être ancré dans votre tête, y penser "intellectuellement" vous fait sortir du présent et entretient la peur et l'agitation.

Donc la sensation est le moyen le plus simple pour ne pas se laisser envahir par la peur. Vous pouvez aussi y associer des pensées qui vous calment. Par exemple, pendant les temps-morts, imaginez des lieux ou des situations représentant le calme pour vous. Et retour aux sensations dès que vous abordez un nouveau point.

Voilà pour moi !

Bon tennis ! 


a répondu à une question • 14 nov. 2013

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Professeur de tennis et de tennis en fauteuil. Fondateur de www.tennis-attitude.com
Beaucoup de joueurs jouent mieux en étant menés au score que lorsqu'ils sont devant.
Ce phénomène est sensiblement proche de "la peur de gagner".

En menant au score, on a trop souvent tendance à se projeter sur le futur et sur ce qu'il reste à faire pour finir le set ou le match et cela entraîne une crispation et un manque de relâchement qui peut être néfaste pour la mise en place de son jeu. 

L'expérience a un rôle important dans la gestion du stress en fin de match pour conclure.
C'est pourquoi, ceux qui jouent souvent en matchs officiels et qui ont souvent à gérer ce genre de situation sont souvent meilleurs pour conclure que ceux qui sont en "manque de matchs".

a répondu à une question • 8 nov. 2013

1 
Enseignant de tennis et fondateur du site Votretennis.org
Par définition, le revers chopé fait partie des coup à structure coupée au même titre que le chip et le slice avec effet latéral souvent utilisé ors des amorties.

Le chope est un coup de neutralisation qui permet de donner à l'adversaire une balle posée dans une zone précise de préférence longue et souvent difficile à accélérer. La vitesse de la tête de raquette va être relativement lente à la frappe, l'accompagnement assez loin en avant l'effet produit peu important.

Le chip est une variante où au contraire on va rechercher à produire une balle avec beaucoup de rotation pour que celle-ci d'écrase au sol. Il est souvent utiliser dans la recherche du jeu vers l'avant. Une grande vitesse de tête lors de la frappe est nécessaire avec une accompagnement plus rapide et en bas pour produire un effet important.

Le slice latéral et un coup ou l'on cherche à déstabiliser encore plus l'adversaire car va provoquer un changement de trajectoire au rebond (sur la gauche pour un droitier et la droit pour un gaucher). Lors d'une amortie, ce changement de trajectoire peut éloigner encore plus la balle de la trajectoire de la course de l'adversaire. L'accompagnement lors de ce coup va se terminaison plus en avant mais sur le coté droit d'une droitier en dessinant un demi cercle.

a répondu à une question • 8 nov. 2013

1 
Enseignant de tennis et fondateur du site Votretennis.org
Il faut distinguer déjà le pourquoi et généralement on peut distinguer plusieurs possibilités :

 - une crispation liée à l'enjeu du point.

 - une dérive mentale où le joueur se voit victorieux ou pense déjà aux bénéfices de la victoire. Dans ce cas là il y a perte de concentration, du fil du match

 - mauvais choix stratégiques et tactiques

Pour la crispation comme l'a expliqué Sauveur, faire l'effort de souffler, en particulier avant de lancer le point et durant les coups va permettre un relâchement musculaire pouvant débloquer cette tension

Pour la dérive mentale, il faut essayer de se contrer sur le "ici et maintenant", se centrer sur le terrain de tennis. On peut se donner l'image de jouer point après point en se rappelant ce que l'on doit faire, ce qui a fonctionné jusque maintenant.

Pour les mauvais choix tactiques, il faut impérativement jouer ces points en essayant de mettre en place le ou les schémas que l'on maitrise le mieux. Trop souvent les joueurs cherchent à ce moment du match à innover : faire le premier service volée du match, tenter une amortie etc et souvent se font prendre eux-même à leur propre piège.
Nadal expliquait dans une interview à Tennis Magasine que sur les points importants, il cherchait toujours à reproduire ce qu'il sait le mieux faire.

a répondu à une question • 8 nov. 2013

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Je suis auteur de la méthode de préparation mentale "Cyber-Tennis" et de plusieurrs ouvrages sur la psychologie du tennis.
Lorsque des situations similaires, dans le temps, provoquent toujours les mêmes réponses de l'organisme... On peut dire que c'est la mémoire des évènements qui agit. Il s'agit ici en l'occurrence de la mémoire émotionnelle du jeu... Le joueur, chaque fois qu'il est sur le point de conclure, se crispe, et commet beaucoup plus d'erreurs non provoquées, de plus ses coups se raccourcissent et peuvent aller jusqu'au jeu "petits bras"....
Ceci est du au fait que les défaites dans ces circonstances ont été mal vécues et mémorisées négativement...

L'antidote. Pour lutter contre ce phénomène, un seul remède... Lorsque l'on sent que le phénomène va se produire... Souffler sur chaque coup, et écouter que le souffle, sans se préoccuper de l'enjeu de point joué... Pour lutter conte cela j'ai mis au point une fiche technique que vous trouverez sur mon site

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